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La justice est trop lente. C'est le premier reproche adressé aux magistrats. Il est souvent légitime. Souvent, plusieurs mois s'écoulent entre les faits commis et le premier jugement. Plusieurs années parfois en cas d'appel. «Justice en France» est à la cour d'appel de Poitiers et a posé ses caméras au coeur d'une audience correctionnelle. La première affaire illustre parfaitement cette lenteur qui exaspère les justiciables. Elle est consacrée au vol d'un téléphone portable avec violence. Un dossier apparemment banal et pourtant... Les faits reprochés à la prévenue datent d'octobre 2019. Mais ce n'est qu'en avril 2026 que la cour d'appel doit à son tour se prononcer
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A la Cour d'appel de Rennes, ce jour-là, deux hommes comparaissent dans le box des accusés. L'un est poursuivi pour 4 infractions, le second pour 6. Au coeur de l'audience : le trafic de stupéfiants et la détention d'armes. Comment plaider la cause d'un prévenu dont le système de défense est difficilement crédible ? Comment requérir la juste peine quand le prévenu dans le box a déjà été condamné de nombreuses fois pour des faits similaires ? Et pourtant, malgré la gravité des accusations, les deux hommes se défendent avec désinvolture et nient parfois l'évidence. Outre la question de savoir si les prévenus sont coupables des faits, la force d'une audience publique, c'est d'être le témoin privilégié du débat contradictoire entre les avocats et les magistrats